La politique du Département est depuis
longtemps fondée sur la volonté de préserver
un équilibre territorial. Dans cet équilibre, le
très haut-débit revêt un caractère
important et les conseillers généraux en ont
conscience.
Mais cette fois, les investissements nécessaires pour
desservir les habitants en très haut-débit sont plus
lourds encore que pour le haut-débit et la zone sur laquelle
les opérateurs ne se positionneront pas risque de
représenter 70 % du territoire national, si l'on en croit un
rapport remis en décembre 2009 à la DATAR
(Délégation interministérielle à
l'Aménagement du Territoire et à
l'Attractivité Régionale).
Une telle situation ne peut être acceptée. Pour
articuler l'action des collectivités et mobiliser les
intervenants de la sphère privée – comme les
opérateurs de communications électroniques et
l'ensemble des acteurs pouvant intervenir dans l'aménagement
numérique (promoteurs,
bailleurs sociaux, syndicats…) – le Conseil
général a voté en décembre 2011 un schéma directeur territorial
d'aménagement numérique (SDTAN). Une feuille de
route, élaborée avec les collectivités
morbihannaises, qui donne une vision cohérente et une
stratégie d'ensemble de déploiement de la fibre
optique.
Contrairement à « Morbihan
haut-débit », projet opérationnel, le
SDTAN est un outil stratégique. Il n'a pas vocation à
prendre en charge l'action, mais à en garantir la
cohérence à l'échelle départementale en
vue d'un aménagement équilibré du territoire.
Le SDTAN a une valeur indicative et vise à favoriser la
cohérence des initiatives publiques et leur bonne
articulation avec l'investissement privé. Il constitue
également un document de référence pour
l'obtention des crédits nationaux dédiés au
déploiement du très haut débit.
Tout cela dans le but de raccorder progressivement l'ensemble des
Morbihannais à la fibre optique pour permettre un
accès au très haut-débit pour tous à
l'horizon 2030 et ainsi éviter une nouvelle fracture
numérique.