Les mardi 19, mercredi 20 et jeudi 21
janvier
La présentation du budget au vote
des élus du Conseil général est un
rendez-vous important de la vie d'un Département. Ce
document politique et financier dresse l'ensemble des recettes et
des dépenses prévisionnelles pour l'année
à venir.
Le budget traduit en termes financiers les plans d'action retenus
par les élus lors du vote des orientations
budgétaires fin novembre 2009.
La séance, ouverte au public, se tient dans
l'hémicycle du Conseil général.
Deux orientations principales ont
été prises en compte dans l'élaboration de la
proposition de budget 2010 qui sont, d'une part les
conséquences de la crise socio-économique, et d'autre
part, la poursuite de la démarche de développement
durable avec en particulier en 2010 l'évaluation
extra-financière de notre action par un cabinet
indépendant.
Sans oublier que l'environnement même de la
collectivité est incertain et changeant avec l'application
de la réforme fiscale dès cette année.
Quels objectifs pour 2010 ?
Quand il y a « crise »,
l'effet est le même pour tous ! Baisse des recettes,
hausse des dépenses. Or, même si les ressources sont
objectivement amoindries par le contexte économique nouveau,
il va falloir continuer à assurer les
« dépenses obligatoires » et
répondre aux missions de solidarité (versement du
rSa, des allocations pour les personnes âgées et des
prestations de compensation du handicap)
Quelles conséquences sur le budget
à venir ?
Globalement, les recettes de fonctionnement
diminuent, en grande partie à cause de la chute des droits
de mutation et à la stagnation des dotations de l'Etat. Les
recettes issues des droits de mutation ne permettent donc plus
d'amortir, comme par le passé, l'accroissement des
dépenses d'action sociale.
Or dans la conjoncture actuelle, ces dépenses, et
particulièrement celles relatives au dispositif d'insertion
– dont l'évolution est étroitement liée
au marché de l'emploi –, sont importantes, et vont
connaître une progression très importante en 2010 (+
6,7 %), notamment du fait de l'accélération du nombre
de bénéficiaires du rSa.
Concrètement, cela signifie que les dépenses de
fonctionnement progressent (+ 5,13 %) alors que les recettes
baissent (-0,8 %).
Quelle réponse à ce contexte
nouveau ?
Afin de continuer à soutenir le
territoire et afin de pouvoir répondre, en termes de
solidarité, aux Morbihannais dans la difficulté
– notamment ceux qui n'ont pas d'emploi –, un effort
est demandé aux contribuables.
Il est en effet proposé une augmentation de 3,5 % des taux
de fiscalité directe. Cette décision permettra
d'équilibrer le budget sans sacrifier le niveau
d'investissement et sans accroître le recours à
l'emprunt qui ne ferait que retarder l'échéance, et
faire peser les difficultés d'aujourd'hui sur les
générations futures.
Rappelons pour finir que cette augmentation porte sur une assiette
réduite puisque la taxe professionnelle a été
supprimée et remplacée par une dotation de
compensation.