Skip to Content

Avez-vous vu... Le Festival Photo La Gacilly des collégiens?

Avez-vous vu le bateau plein de petits marins bizarres qui débarquent sur une île mystérieuse par hasard ? […] Avez-vous vu ces petits marins terrifiés qui choisissent de se carapater ?... Avez-vous vu… Léa, Antoine, Cécile, Cédric et toute la classe Ulis de Notre-Dame Le Ménimur venus admirer, le 7 juin, leur travail mis à l’honneur au Festival Photo La Gacilly ?

Comme près de 350 collégiens de 16 collèges publics et privés morbihannais, ils étaient réunis à La Gacilly pour découvrir leur travail exposé en plein air, près des Halles, sur de grands et beaux panneaux. Tous avaient, durant toute l’année scolaire, éveillé leur imaginaire sur le thème des océans et révélé leurs talents artistiques. Pour la 5e année consécutive, le Conseil départemental du Morbihan porte ce projet : permettre aux collèges morbihannais d’intégrer le Festival photo La Gacilly, aux côtés de professionnels avertis. Un projet pédagogique enrichissant et valorisant, tant pour les collégiens, que pour les professeurs et les photographes-parrains de l’opération. L’exposition dure jusqu’au 30 septembre.

Vous aviez pu suivre, dans le Morbihan Magazine d’avril/mai, le travail des élèves de cette classe Ulis, encadrés par leur enseignante Cécile Fortin et Cédric Wachthausen, photographe :

Découvrez maintenant, à travers images et témoignages, l’aboutissement de ces mois de travail. Les élèves sont fiers de leur exposition. Il y a de quoi… Bravo à tous !

De la photographie à l'exposition

Léa : je suis contente, les photos sont bien faites. Je ne pensais pas que ça allait être comme ça. Les photos sont grandes. Ça fait même bizarre, tout le monde peut les voir. Ma préférée, c’est celle où l’on est tous sur le bateau. On ne pensait pas, qu’avec la perspective, on entrerait tous dans la photo, le bateau semblait bien trop petit !

Antoine : C’était un beau projet ! J’ai appris beaucoup de choses techniques : bien placer l’appareil photo, cadrer, vérifier la couleur… la perspective aussi.
On a appris plein de choses sur les océans aussi, et on a même disséqué des poissons !

Cécile (enseignante) : C’est génial, les élèves de ma classe Ulis voient qu’ils ne déméritent, qu’ils peuvent faire comme les autres, comme des élèves de classe ordinaire et cela, je pense qu’ils en sont assez fiers. Pour moi, c’était vraiment l’objectif du projet et je pense que c’est cela qui les porte aussi.
Ils peuvent être fiers d’eux car cela a été un sacré travail. Heureusement, on a été bien aiguillés par notre photographe professionnel. Seuls, nous n’aurions jamais pu faire cela, même si évidemment, cela reste le travail des élèves. Tout vient d’eux, de leurs choix et j’ai trouvé cela super que le photographe respecte ce que les élèves voulaient faire.
Je trouve que ce type de projet est vraiment indispensable pour la cohésion du groupe, pour donner du sens aux apprentissages, pour valoriser leur travail, pour mettre en avant leurs talents.
Chaque année, nous fonctionnons avec un projet. C’est tellement indispensable ! Et ce n’est pas un projet clé en main. Tout est organisé  pour nous aider à construire le projet, pour nous faciliter la vie (le prêt des appareils photo…), pour nous accompagner.
Et derrière, il y a un travail pédagogique, impulsé par les élèves. Car ce sont eux qui nous guident grâce à leur imagination et à leurs choix. Ce sont eux qui ont tenu à réaliser ce travail de perspectives… Le photographe pensait que ce serait difficile, mais il a tenté le pari et il a bien fait, car cela a fonctionné !
Maintenant, il faut que l’on en trouve un autre aussi bien pour l’année prochaine. Cela va être difficile !

Cédric (photographe) : On est sur une édition encore riche et très variée ! Ce qui est toujours étonnant, c’est de tous partir d’un même thème et de voir des résultats aussi différents, avec des propositions certaines très esthétiques, d’autres très réfléchies.
J’ai eu la chance de travailler avec cette classe Ulis. Très vite, ils ont eu envie de travailler sur des effets spéciaux, sur de l’original, ce que l’on pouvait se permettre avec la photo car on est arrivé à quelque chose d’à la fois très construit et complètement délirant, très onirique.
C’est un vrai travail d’équipe. Ce qui nous intéresse à chaque fois, c’est de travailler sur la cohésion de groupe : à chaque étape du processus créatif, depuis la réflexion jusqu’à l’exposition, on imagine toujours tous ensemble ce que l’on pourrait faire. Les photographies ne sont jamais celles d’un élève, mais celles de l’ensemble du groupe. D’ailleurs, cela passe souvent par un système de vote.
Chaque groupe a sa propre identité, mais on retrouve toujours la force de l’imaginaire et de la créativité. Ils m’ont d’ailleurs offert un grand tableau qu’ils ont tous signés, c’était très émouvant. Et ils ont exprimé cette créativité en notant toutes leurs idées, même celles que nous n’avons pas eu le temps de faire, parce que la créativité, justement, il a fallu la canaliser pour arriver à cette exposition.
Ce qui est bien avec ce genre de projet, c’est que ce n’est pas parce qu’on est à l’école que l’on doit s’ennuyer, les projets peuvent être instructifs, créatifs et drôles !

A voir aussi

Mots clés :