Si la traite négrière occidentale
débute dès le 15e siècle, c'est au cours du
18e siècle qu'elle connaît son apogée. D'abord
aux mains des Portugais et des Espagnols, elle suscite ensuite
l'intérêt des Provinces Unies, des Anglais et des
Français.
Richelieu ambitionne de doter la France d'une flotte importante et
favorise la création de compagnies pour aller coloniser les
îles d'Amériques. En 1635, la Martinique et la
Guadeloupe deviennent possessions françaises.
En 1697, le traité de Ryswick abandonne solennellement la
partie occidentale de Saint-Domingue, alors espagnole, et les
îles adjacentes, à la France.
Dans l'océan Indien, l'île Bourbon (aujourd'hui
île de la Réunion) et l'île de France
(aujourd'hui île Maurice) complètent les possessions
françaises et sont directement administrées par la
Compagnie des Indes.
Si le négoce colonial est peu fructueux à ses
débuts, il prend une toute autre ampleur avec le
développement des plantations de sucre d'abord mais
également de café et d'indigo, plantations qui
réclament toujours plus d'esclaves.
De 1715 à 1792, les Antilles françaises
reçoivent plus d'un million de Noirs. Ils sont 500 000
à Saint-Domingue en 1789.
La traite négrière enrichit également un grand
nombre de ports français. Nantes, Bordeaux, La Rochelle mais
aussi Lorient et dans une moindre mesure Vannes pratiquent un
commerce triangulaire dont la traite des Noirs constitue un
élément majeur.
La nouvelle animation virtuelle
réalisée par le service éducatif vous invite
à découvrir une sélection de ces documents
à travers l'évocation du départ de navires
négriers des côtes morbihannaises, de leur escale en
terre africaine et de l'arrivée des esclaves dans les
plantations des Antilles.