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Cairn de Gavrinis

Embarquez depuis le port de Larmor-Baden et venez faire escale sur l’île de Gavrinis pour visiter l’un des plus exceptionnels sites préhistoriques de France : le cairn de Gavrinis. Le cairn de Gavrinis est une monumentale architecture funéraire de pierre sèche, abritant un dolmen. Il fut érigé vers - 4 000 av. J.C. Il est reconnu dans le monde entier pour la profusion de ses ornementations gravées.

Gavrinis : sur les traces de la préhistoire

Pour le visiter, embarquez depuis le port de Larmor-Baden pour une courte et agréable traversée en direction de l’île de Gavrinis. Un guide vous accueillera sur les pas de nos lointains ancêtres et vous conduira ensuite vers l’entrée du monument pour vous offrir une visite passionnante sur le Néolithique et le mégalithisme.

Découvrir Gavrinis, c’est jouir d’un panorama époustouflant sur le Golfe du Morbihan, entre Berder, Er Lannic, l’île de la Jument, la presqu’île de Rhuys et plus loin sur l’horizon, l’embouchure du Golfe et l’océan.

Découvrir Gavrinis, c’est remonter le temps. Construit il y a près de 6 000 ans, au Néolithique, bien avant Stonehenge, les célèbres pyramides d’Egypte et les Moaï de l’île de Pâques, le cairn de Gavrinis est une architecture funéraire de pierre sèche, abritant une sépulture de nos lointains ancêtres.

Découvrir Gavrinis, c’est admirer un joyau de la préhistoire. Le cairn de Gavrinis est remarquable par ses dimensions : plus de 50 m de diamètre, 6 m de haut, et par ses ornementations. Il offre une profusion de gravures d’une rare finesse, que l’on ne retrouve nulle part au monde. Haches, arcs, spirales… sont représentés, mais que symbolisent-ils ? Pourquoi les hommes du Néolithique ont-ils érigé un tel monument ? Qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ?

 

Une fascinante découverte !

Le cairn de Gavrinis recouvre un dolmen à couloir de 14 m de long, au bout duquel se trouve une chambre funéraire, presque carrée, de 2,50 m de côté. Les premières fouilles connues du cairn de Gavrinis datent de 1835 et ont permis de dégager l’intérieur du dolmen. D’autres recherches furent ensuite menées par l’archéologue Zacharie Le Rouzic, qui réalisa les premiers travaux de restauration du site vers 1930.


Ce tombeau devait être destiné à des personnages illustres de la société de l’époque. Son ornementation exubérante a été réalisée avec des percuteurs en quartz, retrouvés sur le terrain.


A partir de 1979, d’importantes fouilles et travaux de restauration ont été entrepris et ont bouleversé les connaissances sur ce monument : la face cachée de la dalle de couverture de la chambre sépulcrale présente des gravures d’animaux. Après étude, les archéologues ont réussi à raccorder cet élément de 17 tonnes à un autre fragment, situé à Locmariaquer, à environ 4 km de son emplacement actuel : les cornes d’un bovidé présentes sur la dalle de Gavrinis raccordent parfaitement avec la suite de l’animal présent sur celle de Locmariaquer.


L’archéologue Charles-Tanguy Le Roux, fouilleur de Gavrinis et de la Table des Marchands a montré que ces fragments étaient issus d’une seule et même grande stèle de 14 m de haut, probablement dressée à proximité du Grand Menhir brisé à Locmariaquer. Cette découverte atteste le réemploi des pierres et l’évolution de monuments liés entre eux. Elle montre également la capacité des néolithiques à transporter de telles charges, sur de longues distances et par voie maritime.


Le cairn de Gavrinis est aujourd’hui le premier monument entièrement numérisé. Avec ce formidable outil, le site commence à livrer aux chercheurs des pistes de compréhension sur la complexité et la richesse des étonnantes figures ornementales qui couvrent entièrement 23 de ses 29 dalles. Grâce à la numérisation en 3D du site, les recherches avancent sur l’interprétation des gravures. La recherche actuelle, à travers les travaux de l’archéologue Serge Cassen, émet ainsi l’hypothèse d’une écriture ornementale qui vise à raconter une histoire mythique ou symbolique.

En savoir plus sur : la stèle manquante...

Comprendre les sites mégalithiques : « Quelques mots de vocabulaire… »

Cairn : du celtique « carn » (amas de pierre), cairn désigne la structure architecturale en pierre sèche (sans mortier) venant recouvrir une chambre funéraire, un dolmen. Il rejoint également la fonction du monument : une tombe collective.

Dolmen : du breton « dol » (table) et « men » (pierre), dolmen désigne la structure de la chambre funéraire, composée de dalles verticales (orthostates) supportant une ou plusieurs dalles de couverture. Au Néolithique, cette structure n’était pas visible, elle était recouverte d’un tumulus, un amoncellement de pierre (cairn) ou de terre (tertre). Le dolmen est donc aujourd’hui un vestige d’une forme architecturale beaucoup plus imposante. Certains dolmens sont à couloir, et à chambre simple, d’autres à chambres multiples.
On parlait au départ de « dolmin », terme inventé en 1792 par La Tour d’Auvergne, officier révolutionnaire, originaire de Carhaix et passionné de culture celte. Il a ensuite été rectifié, en « dolmen » par Jacques Cambry.

Menhir : du breton « men » (pierre) et « hir » (long), le menhir désigne une pierre dressée. Il peut être implanté de manière isolée ou en alignements (comme à Carnac). Les menhirs datent de l’époque néolithique, non pas gallo-romaine, ils sont donc bien antérieurs aux aventures d’Astérix et Obélix !

Percuteur : outil en pierre utilisé pour les gravures.

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