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Paroles de Morbihannais

Le Morbihan est dynamique grâce aux Morbihannais. Preuve en est ! Laissons la parole aux " Morbihannais de l’année 2015 ” , ils nous racontent leur Morbihan...

Ces Morbihannais ont été récemment récompensés pour leurs actions et initiatives durant l’année 2015 : Charly Marteau d’Autry, lauréat aux côtés du petit Jules, handicapé, et de l’association Mille et Un Sourires pour le prix “citoyenneté ” du Morbihannais de l’année. Hubert De Roquefeuil récompensé dans la catégorie “entreprise”, comme Directeur Général Adjoint d’InVivo et directeur Général d’InVivo Nutrition et Santé Animales, basée à Saint-Nolff. Philippe Le Gouic pour le prix “sportif ”. Marion Le Pallec, en tant que membre du Bagad de Vannes, pour le prix “culture”.

Charly Marteau d’Autry

Cours Charly, cours !

“ J’ai découvert la course à pied en 2010 : un simple pari avec un ami  ” Un simple pari qui changea sa vie : deux ans plus tard, Charly participait au Marathon des Sables ! 250 km dans les conditions extrêmes du désert marocain.


“ Avant, quand je voyais des gens courir, je me demandais toujours après quoi ils couraient. Maintenant, je sais pourquoi, je cours. ” Ce bon vivant avale les kilomètres pour partager des moments intenses avec ses amis d’enfance, “ des Morbihannais pure souche, remplis de belles valeurs… ” et avec le petit Jules aussi ! “ Je voulais courir pour rendre service et on n’a pas besoin d’aller chercher bien loin pour trouver une raison. ”


Pourtant, Charly en a parcouru des kilomètres... depuis Plumergat où ses parents tenaient une pension pour animaux et lui ont transmis leur passion. À 18 ans, il quitte le Morbihan et devient maître-chien en région parisienne puis à Nîmes. “ Là-bas, j’ai intégré la Compagnie des vétérinaires, pour l’incinération des animaux familiaux avant d’être muté à Ploërmel : le retour au pays ! Avec mon épouse et mes trois garçons, les soutiens de tous mes projets. ”


Et finalement, ce n’est pas très loin de chez lui, à Saint-Marcel, qu’il a découvert l’association Mille et Un Sourires. “ J’ai vraiment été touché par leur engagement et suis devenu parrain du Trail du Lac, en mai 2015, pour courir avec Jules ”. Aujourd’hui, ce coureur baroudeur a plein de projets en tête, de course bien entendu, mais aussi des projets auprès des personnes à mobilité réduite, de “ vraies leçons de vie ” !

Hubert De Roquefeuil

Citoyen du monde

“ Je préfère les actions aux grands discours. En 2010, InVivo NSA était dans une situation difficile et nous avons dû tous ensemble travailler pour sortir la société de l’ornière. ”


Aujourd’hui, l’entreprise se porte bien : 7 000 salariés dans presque 30 pays. “ Nous avons recruté plus de 100 personnes en 3 ans, des cadres, des internationaux. Notre objectif : être reconnu comme une référence mondiale dans les solutions innovantes pour l’élevage et conserver notre ancrage territorial. Nous sommes une société internationale, mais pas une société “ hors sol ”. Le siège mondial d’InVivo NSA est à St-Nolff depuis 1954, 500 collaborateurs y travaillent. ”


Une des nouveautés 2016 est l’inauguration de leur centre mondial de l’innovation. “ Nous aurions pu faire le choix de la facilité et délocaliser, mais l’entreprise a une histoire locale et nous souhaitons que nos initiatives soient un terreau pour le Morbihan et attirent de jeunes start-up. Même si, en termes d’infrastructures aéroportuaires, c’est vraiment dur. ”


“ Je rentre de 11 jours en Asie, je repars dans 4 jours au Mexique. Je suis un citoyen du monde... d’origine bretonne et asiatique. J’ai longtemps vécu à l’étranger et mes responsabilités m’amènent à voyager en permanence dans le monde entier ! ”


Mais c’est au Morbihan qu’Hubert est très attaché, ses cinq enfants aussi. Et c’est un rêve pour lui que de vivre ici : “ j’adore la mer, la pêche sous-marine, aller voir des concerts… On a accès à tellement de choses ! Je suis un citoyen du monde très bien accueilli en Morbihan et j’aimerais pouvoir y poser plus souvent mes valises ! ”

Philippe Le Gouic

Le sport, le sel de la vie

A 19 ans, Philippe perd l’usage de ses jambes dans un accident de deux roues. “ J’étais jeune, j’étais tête brûlée. C’est tellement dommage de voir sa vie basculer, si bêtement, en un fragment de seconde. J’ai toujours été très actif et très sportif alors après l’accident, j’ai lâché la boxe pour devenir coureur de fond et de demi-fond en fauteuil. ”

C’est grâce au sport que Philippe a redonné sens à sa vie. En 1998, le Lorientais atteint des sommets et remporte les championnats du monde ! C’est grâce au centre de rééducation de Kerpape aussi : “ j’y ai passé de nombreux mois. C’est même là que j’ai fait la connaissance de ma femme ! ” C’est également là que Philippe organise des entraînements et des compétitions pour l’Ascof *.

“ Et je continue la compétition : le marathon de Londres, la coupe de France que j’ai remportée en 2014/2015... Bref, j’ai réussi à m’en sortir. Mais ce n’est pas simple d’être handicapé, de trouver du travail, de se déplacer… alors, je m’investis pour sensibiliser les jeunes à la prévention routière. Car, malheureusement, il est souvent vite trop tard ! C’est mon rôle également en tant que “ nounou ”. Mon épouse travaille, je m’occupe des enfants, notamment de la petite dernière qui ne va pas à l’école. C’est fou de voir comme les enfants s’adaptent au handicap. Jamais ma fille ne traversera le passage piéton sans tenir la petite ficelle fixée à mon fauteuil ! Je lui rappelle quotidiennement que la vie doit être croquée à pleines dents. Elle, elle m’aide à mettre mes chaussures le matin ! On aime se balader dans le parc de Kerpape. Elle prend son vélo et on fait la course ! ”

* Association sportive des coureurs de l’ouest en fauteuil

Marion Le Pallec

Que du bonheur !

“ Je suis au bagad de Vannes depuis plus de 10 ans, en tant que musicienne, et comme vice-présidente du bureau et du conseil d’administration. J’ai joué au bagadig*, puis au bagad et suis maintenant de retour au bagadig, car cela prend beaucoup de temps et je suis étudiante à St Brieuc. ” La jeune vannetaise joue de la caisse claire. “ Quand j’étais petite, j’aimais aller aux fêtes historiques de Vannes et au cercle celtique, où mes tantes dansaient. C’est comme cela que j’ai découvert la caisse claire. J’ai commencé à l’apprendre à l’âge de 8 ans, au conservatoire. ”

Marion a grandi dans un environnement culturel très “ bretonnant ”. “ J’ai cela dans le sang. Mon grand-père était un grand talabarder**. La musique bretonne est une musique tellement festive et entraînante. J’aime voir les gens danser, le sourire aux lèvres, j’aime voir se concrétiser tant de travail et transmettre les talents des compositeurs du bagad. Que du bonheur ! ”

La transmission et la culture bretonne sont au coeur du projet de vie de Marion. “ Je souhaite devenir professeur des écoles en classe bilingue français-breton, en Morbihan, car j’y suis très attachée, à la côte sauvage de Quiberon plus particulièrement. La langue est essentielle à notre culture. Je m’y suis mise il y a deux ans, de manière intensive. Maintenant, je parle breton couramment avec mes amis de la fac ou avec mes amis du bagad, que je m’empresse de retrouver le vendredi soir pour jouer. Plus que des amis, c’est une seconde famille ! ”

* Le bagad école **Joueur de bombarde