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Protéger un enfant

L'une des missions du Département est de protéger les enfants en situation de danger ou en risque de l'être. Pour cela, plus de 430 assistants familiaux agréés par le Département accueillent les enfants qui leurs sont confiés par décision du juge ou en accord avec les parents.

Les démarches et contacts

Les droits des mineurs sont édictés au niveau mondial par la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989. En plus de cette convention, la France a créé des lois pour protéger les enfants et adolescents victimes de mauvais traitements, et punir les auteurs de ces maltraitances.

Que signifie "maltraité" ?

Selon l'article 19 de la convention internationale des droits de l'enfant, la maltraitance renvoie à "toute forme de violences, d'atteintes ou de brutalités physiques et mentales, d'abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle". 

Qui prévenir ?

Toute personne en connaissance de situation d'enfant en danger doit le signaler. Elle peut être punie par la loi si elle ne l'a pas fait.
L'enfant en danger lui-même peut signaler sa situation.
Pour signaler tout enfant en danger, appelez "Allô enfance maltraitée" au 119 (numéro d'urgence national pour l'enfance maltraitée, gratuit, anonyme et accessible 24 / 24 h, 7 / 7 j)

Quelle protection ?

Le mineur bénéficie d'une protection administrative et judiciaire :

  • la protection administrative est assurée par les services du Département, sous le responsabilité du président du conseil départemental ;
  • la protection judiciaire est assurée par les tribunaux, qui appliquent les lois relatives à la protection des mineurs.

En cas de maltraitance, une solution adaptée à chaque situation et dans l'intérêt de l'enfant sera adoptée.

Professionnels, vous pouvez télécharger le schéma départemental de la protection de l'enfance 2013-2017.

Découvrir le métier des assistants familiaux 

L'assistant(e) familial(e) accueille de façon permanente à son domicile, un ou des mineur(s) en difficulté sociale.

Ces enfants et ces adolescents sont placés par le juge au sein de ces familles d'accueil dans le but de les protéger et de leur offrir des conditions de vie, garantissant sécurité et éducation. Le jeune est intégré comme un membre de la famille.

L'expérience de Lydie,
Assistante familiale pour l'aide sociale à l'enfance depuis 14 ans : 

Cela fait maintenant 14 ans que vous accueillez des enfants de l'aide sociale à l'enfance. Comment est née cette vocation professionnelle ?
Dans le village où j'ai grandi, il y avait une famille qui accueillait ces enfants. À l'âge de 18 ans, je me suis promis qu'à mon tour je ferais quelque chose pour ces enfants qui n'ont pas la chance d'avoir l'amour et la stabilité d'un foyer. Lorsque mes enfants ont eu entre 3 et 6 ans, j'ai ressenti le besoin de tenir ma promesse et d'apporter un équilibre à ces enfants en difficulté sociale. 

Qu'est-ce que cette expérience humaine vous apporte, à vous et aux membres de votre famille ? 
Accueillir ces enfants en difficulté sociale nous apporte une grande richesse humaine. Partager leur vécu et la vie au quotidien avec eux nous ouvre à beaucoup de tolérance et d'humanité dans nos relations avec les autres. Bien sûr, cela peut aussi être difficile et nous confronter à nos limites. En effet, ces enfants ont souvent des liens familiaux fragiles, voire inexistants. Leur apporter stabilité et amour demande d'énormes efforts de la part de toute la famille.

Gardez-vous des liens avec les enfants que vous avez accueillis ?  
Oui, cela permet de les voir évoluer dans un autre univers. Actuellement, j'en ai 2, depuis 8 ans pour l'un et depuis 1 an et demi pour l'autre, qui est le 4e depuis que j'ai commencé. Nos relations se passent très bien. Quand on accueille ces enfants, qu'on les intègre à la vie familiale, on tisse de vrais liens et on s'attache, forcément. Alors c'est tout naturel de garder contact avec chacun d'entre eux après leur départ.