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Cairn de Petit Mont

Juché à l’extrémité de la presqu’île de Rhuys, sur la commune d’Arzon, le site mégalithique du Petit Mont domine l’océan et le Golfe du Morbihan. Cet imposant monument de plus de 6 000 ans se parcourt comme on lit un livre d'histoires.

Le cairn de Petit Mont : regards sur l'Histoire

Le cairn de Petit Mont enchante autant par son cadre naturel que par son histoire exceptionnelle, pour le plus grand plaisir des amoureux de nature et de patrimoine !

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est admirer une vue exceptionnelle sur l’horizon. Culminant à 36 m au-dessus de la mer, le cairn de Petit Mont offre l'une des vues les plus imprenables sur l’océan, Belle-Île, Houat, Hoëdic, la pointe de Kerpenhir à Locmariaquer, mais aussi sur le cairn de Gavrinis et l’ensemble du Golfe du Morbihan.

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est partir à la découverte de la presqu’île de Rhuys. Dans un environnement naturel d’une rare beauté, le cairn est un formidable point de départ pour se balader autour du monument, sur les sentiers côtiers et plages environnantes.

A seulement 15 minutes à pied de Port-Crouesty, il est également facile de partir du cairn de Petit Mont à la découverte des autres sites mégalithiques et patrimoniaux de la presqu’île de Rhuys : Tumiac, Graniol, Bilgroix et le Domaine de Suscinio.

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est s’étonner d’un patrimoine absolument unique. Le cairn de Petit Mont est une architecture mégalithique de près de 6 000 ans, mais pas seulement : un bunker y fut construit en 1943 !

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est comprendre notre Histoire. Avec les hommes du Néolithique, puis l’époque gallo-romaine, où le site fut utilisé comme temple, et enfin comme lieu stratégique lors de la seconde guerre mondiale, le cairn de Petit Mont rappelle que l’histoire n’a eu de cesse de s’écrire et de se réécrire sur ce promontoire. Venez la découvrir, elle est riche et passionnante !

 

 

Toute une Histoire !

Depuis le Néolithique, l’époque gallo-romaine, la Seconde Guerre mondiale, cet immense cairn a, en effet, servi de tombeau, de sanctuaire, puis de belvédère pour les militaires et d’amer (de repère visuel) pour les gens de mer.
Certaines dalles du monument présentent des gravures caractéristiques du Néolithique (crosses, haches…), d’autres attestent d’une fréquentation gallo-romaine. La construction d’un bunker 2 000 ans plus tard (durant la Seconde Guerre mondiale), au sein même du monument, confirme l’emplacement stratégique du site. Le cairn de Petit Mont se visite ainsi comme on parcourt un livre d’Histoire.

Le cairn de Petit Mont recèle plusieurs tombes à couloir. Les premières fouilles menées sur le site ont eu lieu en 1861 par D. de Cussé et L. Galles, puis par Z. Le Rouzic en 1904 et 1936. Elles concernaient le dolmen 3a. Elles sont reprises ensuite, entre 1979 et 1989 par J. Lecornec. Le monument révèle alors sa structure complexe et une construction en plusieurs étapes. Il est en fait composé d’un tertre datant de 4600 av. J.C., du cairn 1 (4500 av. J.C.), du cairn 2 (3900 av. J.C.), du cairn 3 (2700 av. J.C.) et du bunker coulé en 1943, détruisant en partie le reste du monument.

Le tertre : premier élément du site, il est de forme ovolaire de 50m de long, 15m de large et 1.60m de haut. Construit vers 4 600 av. J.C., il devait s’agir de la sépulture d’un haut dignitaire.
Le cairn 1 : érigé vers 4 500 av. J.C., il vient couvrir en partie le tertre. Il ne reste aucun vestige de la chambre.
Le cairn 2 : il vient s’appuyer contre le précédent, vers 3 900 av. J.C. Il abrite un dolmen à couloir, dont la particularité est d’être entièrement dallé. 11 dalles gravées ont été découvertes durant les fouilles archéologiques, contemporaines de la construction du cairn de Gavrinis.
Le cairn 3 : construit aux alentours de 2 700 av. J.C., il vient condamner l’accès au dolmen 2 et recouvre les deux premiers cairns. Il contient deux dolmens (le 3a et le 3b). Le dolmen 3a est facilement reconnaissable par le linteau reconstruit par Z. Le Rouzic. Il présente plusieurs dalles ornées de gravures.
Le bunker : durant le Mur de l’Atlantique, en 1 943, l’armée allemande construit un bunker au sein même du monument, venant ainsi détruire le dolmen 3b, une partie de la chambre funéraire du dolmen 3a et l’entrée du dolmen 2.   

À écouter : les versions traduites en breton et en gallo

Comprendre les sites mégalithiques : « Quelques mots de vocabulaire… »

Cairn : du celtique « carn » (amas de pierre), cairn désigne la structure architecturale en pierre sèche (sans mortier) venant recouvrir une chambre funéraire, un dolmen. Il rejoint également la fonction du monument : une tombe collective.

Cairn : from the Celtic word "carn" (rock pile), refers to the dry-stone architectural structure covering a burial chamber or dolmen

Dolmen : du breton « dol » (table) et « men » (pierre), dolmen désigne la structure de la chambre funéraire, composée de dalles verticales (orthostates) supportant une ou plusieurs dalles de couverture. Au Néolithique, cette structure n’était pas visible, elle était recouverte d’un tumulus, un amoncellement de pierre (cairn) ou de terre (tertre). Le dolmen est donc aujourd’hui un vestige d’une forme architecturale beaucoup plus imposante. Certains dolmens sont à couloir, et à chambre simple, d’autres à chambres multiples.
On parlait au départ de « dolmin », terme inventé en 1792 par La Tour d’Auvergne, officier révolutionnaire, originaire de Carhaix et passionné de culture celte. Il a ensuite été rectifié, en « dolmen » par Jacques Cambry.

Er Lannic : îlot situé en face de l'île de Gavrinis, signifiant « la petite lande », en breton.

Gavrinis : le nom viendrait du breton « gaverné », « île de la chèvre », ou de « govéro », le gouffre, la rivière encaissée ou le ravin. Ce serait donc, le lieu du torrent, des eaux troubles ou du ravin.

Menhir : du breton « men » (pierre) et « hir » (long), le menhir désigne une pierre dressée. Il peut être implanté de manière isolée ou en alignements (comme à Carnac). Les menhirs datent de l’époque néolithique, non pas gallo-romaine, ils sont donc bien antérieurs aux aventures d’Astérix et Obélix !

Mégalithisme : du grec « méga » (grand) et « lithos » (pierre), le mégalithisme désigne un phénomène mondial consistant à utiliser de gros blocs de pierres pour la construction d'édifices culturels. Le mégalithisme est une des caractéristiques importantes du Néolithique d'Europe occidentale.

Néolithique (-5000/-2700) : "âge de la pierre polie". C'est l'époque où les hommes vont vivre un véritable tournant dans leur histoire, la "révolution néolithique". L'homme intervient sur son propre environnement. il passe du statut de "chasseur nomade" à celui "d'agriculteur éleveur sédentaire". Il défriche la forêt, cultive la terre, produit du blé, de l'orge, des fèves, pratique l'élevage et sélectionne les animaux. Il invente également de nouvelles techniques comme le tissage, la vannerie et la poterie. Il taille les outils en silex de plus en plus performants et fabrique des haches polies.

Au Néolithique, l'homme construit les premiers villages constitués de cabanes en bois et en terre. C'est dans ce contexte que va émerger en Bretagne, la volonté de bâtir de grands monuments en pierre : les mégalithes.

Neolithic : period during which nomadic hunter-gatherers beacame settled farmer-breeders (between 7000 and 4500 BC, in the west of France)

Percuteur : outil en pierre utilisé pour les gravures.

 

 


Découvrez aussi le cairn de Gavrinis

 

 

 

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