Plantes invasives

Plantes invasives

La Renouée du Japon

En Bretagne, les renouées invasives sont présentes sur d'innombrables sites.
Elles colonisent les bords des canaux et les rivières sous forme de massifs épars ou de vastes herbiers impénétrables.
Elles s'installent préférentiellement dans des zones remaniées par l'homme et prolifèrent le long des axes routiers, des voies ferrées mais aussi dans les terrains vagues, les forêts et les marais.

Lors de la période automnale (ou hivernale), les grandes renouées se dessèchent et émettent alors de nombreux déchets dans les rivières.
Cette importante biomasse rejetée dans la nature peut provoquer des pollutions organiques et dégrader la qualité des eaux servant à l'alimentation humaine.
L'accumulation de déchets peut également bloquer l'écoulement des eaux.

En réalité, la renouée est un véritable problème : avec des racines pouvant descendre à plus de dix mètres sous la surface, elle réussit à coloniser des linéaires de berges et n'a aucun concurrent naturel.
En outre, il suffit d'un fragment de rhizome de renouée de 10 grammes pour donner qu'une plante renaisse !
Une étude menée en Angleterre a montré que 70 % des morceaux de rhizome de 4,4 g ont pu engendrer une plante entière.

Comment l'éradiquer ? Armez-vous de patience…
La renouée du Japon est, en effet, un adversaire coriace. La meilleure méthode consiste à arracher manuellement les plantes 2 fois par an, une première fois vers la mi-juin, une deuxième fois début octobre. Mais même en procédant ainsi, le résultat est loin d'être garanti.

Vous pouvez également l'arracher plus fréquemment, par exemple une fois par mois.
L'épuisement de la plante sera plus rapide mais, de fait, cette méthode se limite plutôt aux petites surfaces et aux populations de plantes peu développées.


Renouée du Japon (photo ©Sophie Bodin) - Cliquer pour agrandir

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La Renouée du Japon

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photo © Sophie Bodin